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Hameau de Les
Clapies
Blason d'azur à un chevron d'or,
chargé sur la pointe d'une quinte feuille de gueules.
Jean Dax, II. Du nom,
Ecuyer, seigneur de Leuc & Trévas, Chevalier de l'Ordre
du Roi, & Marguerite de Saint Félix, qu'il épousa
le premier Novembre 1551. Fille de François de S.Félix,
Ecuyier, Seigneur de Clapiers, & d'Antoinette de Puibusc.
Par le Contrat de ce mariage,
les dits Sieur & Dame de Clapiers, donnèrent à
ladite Marguerite de Saint Félix, leur fille, pour sa
dot, la somme de 6000. Livres, avec pareils habillements nuptiaux,
qu'avoit eus leur autre fille, mariée avec le Seigneur
de Solages, fils du Seigneur de Coustaussa."Sauf que pour
raison de l'Edit du Roi intervenu sur les habillemens (il est
du mois de juillet 1549.) Les robes de Velours & Damas noir
ou tané, ou autre couleur au plaisir des mariés,&
sauf que n'y aura qu'un Robe de Velours.Que ledit Jean Dax, lequel
fit son Testament le 26. Novembre 1577. Eut pour frères
& soeur consanguins, Pierre Dax, Seigneur d'Axat & de
la Serpent, Chevalier de l'Ordre du roi, lequel a fait une postérité,
dont on n'a point encore ici fourni les Titres. Arnaud Dax, Archidiacre
d'Alet,& Chanoine de Carcassonne, l'an 1567. Paul Dax, Ecuyer
légataire de l'Evêque d'Alet, son oncle,& Isabeau
Dax, Religieuse à Proulhe en Lauraguais (Monastère
où l'on ne reçoit que des Demoiselles) & que
tous cinq étoient enfans, l'aîné du premier
Lit,& les quatre autres du second Lit.
Ce
Hameau fut habité jusque dans les années 1950,
au début du siècle il y eu jusqu'à 70 habitants
et une fête locale y était célébrée
chaque année. En 1973 ce hameau devint la propriété
ainsi que la plupart des terres de Blanchefort. De Jean-Claude
De Brou et de Sylvie Clervoix qui en firent le Domaine
de Blanchefort. Ce village a totalement disparu à
ce jour le Centre Equestre étant une construction de 1980.
Le hameau
des clapies fut partiellement pillé par une petite entreprise
tenue par des marginaux qui sevissaient à Cassaignes fin
des années 1970.
Les materiaux volés servirent à restaurer des habitations
sur la commune de Peyrolles
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Blanchefort
castrum blancafort 1119
castrum blancaforte 1162
blanchafort 1231
Situé au confluent de
la Sals et du Rialsesse devant la montagne du Cardou face au
hameau des Clapiés et de Cassaignes.
C'est sur cette éminence
que les wisighots ont construit cette forteresse.
Au X ème siècle le site fut rebâtit et fortifié.
Des remparts furent élevés en escaliers, afin de
rendre la nouvelle forteresse inexpugnable.
Le château de Blanchefort,
Blancafortis tirait son nom de la couleur de la roche sur lequel
il était bâti. Ses dimensions étaient comparables
à celles de Perepertuse.
Du château de Blanchefort dépendait l'abbaye de
Jaffus dont il ne reste rien de nos jours, il fut le centre d'une
agglomération d'habitants ( une villaria ) étalant
ses maisons au sud-ouest. Cette villaria avait été
fondée par les moines de Saint Policarpe. L'abbaye d'Alet
qui exerçait des droits sur cette communauté revendiqua
la possession de blanchefort, une bulle du pape Calixte II, daté
1119 confirma en faveur de l'abbé d'Alet la possession
du castrum de blanchefort.
Bernard de Blanchefort refusa
cette décision, aidé de plusieurs autres seigneurs
il eut recours à une lutte armée contre l'abbé
d'Alet et contre le comte Bernard Aton pour conserver son domaine.
Il y réussit, et c'est à cette condition qu'il
déposa les armes en 1124.
Quelques années plus tard,
le mâitre de Blanchefort offrit son village aux templiers.
Des chartres témoignent de cette donation. Sous leur impulsion
il fut rebâti et renforcé. Les documents de l'époque
le nomment Village de Rena.
Le seigneur de Blanchefort leur
confia l'exploitation des mines du Cardou et de Blanchefort.
Les templiers firent venir de Rhénanie des ouvriers fondeur
qu'ils installeront au village de Réna, avec interdiction
de fréquenter les gens du village. En fait l'or natif
des filons n'intéressa pas les templiers, ils exploitaient
un antique trésor wisighot enfoui dans un ancien puit
de mine ( les mineurs réduisaient les monnaies et les
objets précieux en lingot. Tout cela est bien sur attesté
par les chroniques du temps et surtout par les cartulaires du
temple.
Le puits principal qui donnait
dans les mines était creusé au pied des murailles
de Blanchefort. On peut encore de nos jours voir ce puits. Cette
opération dura sans doute deux ans.
Au XIII ème siècle
le comte Roger de Blanchefort subit le même sort que la
plupart des châtelains de la contrée. Son domaine
fut détruit des biens confisqués au profit de Pierre
de Voisins.
Guillaume Catel parle d'une mine
d'or près de le Baigs de Régnes.
Pour plus d'informations sur
Blanchefort et les mines, contactez par courrier
Mr De-Brou - Domaine de Blanchefort 11190 Cassaignes
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L'église
de Cassaignes
Direction des services d'archives
de l'Aude
N° Réf. : 1892/AD-91/PGR-MF
Objet : Renseignements historiques sur l'église de Cassaignes
Monsieur le Maire,
Contrairement à ce qui a pu vous êttre assuré,
les Archives Départementales ne disposent pas de résultats
de l'enquête archéologique menée par M. Hyvert
à travers le département et à Cassaignes
notamment.
Néanmoins, il est possible de vous communiquer quelques
renseignements, extraits de différents articles et ouvrages
conservés dans notre bibliothèque.
Selon le Dr COURRENT ( Bulletin
de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude,
t. XL, p.105 ), l'église de Cassaignes aurait été
jadis une dépendance du monastère de Saint-Martin-Lys.
On ne possède pas de précisions sur la construction
de l'édifice, mais son architecture d'ensemble le situe
dans le courant du XIIe s.A l'époque de la renaissance
( XVIe s.) on abandonna le coeur roman, semi-circulaire et voûté
en cul-de-four, en l'isolant de la nef par une cloison : au devant
de cette dernière on installa le retable daté de
1580. Il n'est pas défendu de voir dans ces embellissements
l'action du duc de Joyeuse, seigneur du lieu, qui faisait alors
construire à Couiza le château que nous connaissons.
C'est au XIXe s. que la nef fut
partagée en 3 travées par l'établissement
de deux arcs perpendiculaires à l'axe du vaisseau, soutenant
un plafond cintré.
Quand au retable, il se compose
de trois tableaux : le christ en croix au centre, la Vierge à
sa droite, saint Martin à sa gauche. Un fronton circulaire
couronne la composition : au tympan, auréolé de
nuages, un triangle symbolique ( la Trinité ) porte le
millésime de 1580. Le fronton est dominé, au centre,
par un vase en fleurs, et, sur les rempants, par deux longues
guirlandes florales rigides, nouées à leur base
par un large ruban ondulé.
Les cadres des trois tableaux
sont constitués par des torsades larges et peu saillantes,
à feuilles de chêne et rubans ; des guirlandes enrubannées
décorent les pilastres, de part et d'autre du Christ.
Pour accorder ces hauts pilastres
avec des panneaux latéraux plus petits, le vide a été
garni par de larges ailerons dont le renflement dessine un ample
macaron orné de feuillages.
Le grand tableau central est
en partie dissimulé par l'autel ; le Christ agonise sur
la croix, les yeux levés ; la Vièrge à sa
droite se tient debout, les bras étendus. Elle est vêtue
d'une longue cotte rouge à plis verticaux et d'un ample
vêtement de dessus, de couleur noire. Son visage, fin et
pensif, témoigne d'une indéniable délicatesse
d'exécution. Le traitement de saint martin est, en revanche,
plus grossier.
Ph.-G Richard
Directeur des services d'Archives de l'Aude
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